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Publié par La foulée lagardienne

 

Non, malgré le déluge, ce n'était pas le radeaupluie_pt-5.gifbv000022.gif
De la Méduse ce Marseille-Cassis
Qu'on se le dis' au fond des ports,
Dis' au fond des ports,
Mais pour la Foulée Lagardienne s'app'lait bien les Copains d'abord
Les Copains d'abord…

Pierrelatte 5 heures du mat' j'ai des frissons, mais c'est le chauffeur du car qui doit s'accrocher à son volant dans les bourrasques de pluie, pendant que nous somnolons dans nos fauteuils. Ca ne s'arrange pas en approchant de Marseille. Un comble, alors que les ordures ont commencé à être ramassées, en vue du Stade Vélodrome c'est nous qui enfilons des sacs poubelles pour nous protéger un peu ! Les 13500 participant(s) se retrouvent dans les courants d'air sous le virage sud, les pieds déjà bien humides dans les baskets. Deux heures d'attente c'est long, mais en discutant avec les copains et les copines, ça passe assez vite finalement, et nous voilà entassés sur le boulevard Michelet sous les ordres du starter. On plaisante, on rigole, on fait passer comme on peut le stress qui est toujours là, juste avant l'adrénaline du départ, au moment même où la pluie redouble. On essaie de rester un peu groupés tout en se faufilant entre les plus lents et en évitant les sacs poubelles qui pourraient entraver les chevilles ; il vaut mieux regarder où on met les pieds, et de toute façon, derrière le rideau de pluie il n'y a pas grand chose à voir…

 

"Go Johnny go", martèle le groupe de rock sous le premier pont, ça donne la pêche pour attaquer les 10 kms de montée ; on commence à avoir en perspective le "ruban humain" plein de taches de couleur formé par les coureurs ; les maillots orange de la lutte conte la mucoviscidose sont particulièrement visibles et nombreux, et parmi eux les 22 de la  Foulée Lagardienne. Les ruisseaux que l'on a essayé d'éviter au début nous passent maintenant au-dessus des chaussures… 5ème-6ème kilomètres, le corps est chaud, et trempés pour trempés, on enlève le "surplus" des sacs poubelles et autres combinaisons techniques. Les récits entendus avant la course laissaient plutôt craindre une montée périlleuse, alors que pour celles et ceux de la Foulée, bien entraînés, ce n'est pas si dur que ça… Deux ou trois orchestres plus tard, le rock rythme à nouveau le passage du col de la Gineste, pour attaquer la deuxième moitié.

 

Je rejoins Véronique, puis Sandrine et Philippe, Françoise et les autres, qui ont l'air "faciles", Christophe Fred et Patrice sont déjà devant… C'est bon signe pour le groupe, Nice-Cannes est dans 15 jours… De toute façon, ça descend  jusqu'au bout et le plus dur est derrière nous, même si "la pluie menace" comme se le lancent les petits plaisantins !

 

La vue sur la baie de Cassis doit être magnifique par beau temps ; là c'est plutôt un paysage irlandais, noyé dans une brume de pluie… Vivement l'année prochaine ! L'arrivée se resserre, et à l'entrée dans Cassis, on a du coup une impression d'arrivée en côte au Tour de France ; on est entre deux rangées denses de spectateurs, et on se prendrait facilement pour un champion. A la fin d'un parcours aussi mythique et alors – on le saura plus tard – que deux matchs de Ligue 1 ont été annulés au même moment, chez nous, au retour, chacune et chacun sera de toute façon accueilli en vainqueur !

(Merci à François Laplanche-Servigne  pour ce superbe commentaire !)

 

Est -il plus facile de monter le col de la Gineste en 2 cv qu 'en courant ?

 

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duverger 09/11/2010 21:28


magifique récit, et tellement vrai!
pour moi ce fut une aventure extraordinaire, parce que courue avec une Nathalie démoralisée au départ, inconcente de ses capacitées et une tenacité à toute épreuve. semi pas facile pour elle (le
1er, pour un baptème elle s'en rappellera!!!et moi aussi)mais n'a rien laché ! elle acait un mental d'acier, je n'ai fait que la secouer tout les km...(je plaisante) en fait je n'ai fait que
l'accompagner pendant 21 km..je pensais que l'on aurait mis plus de temps(cela m'aurait bien arrangé pour ma péparation) mais elle en avait décidé autrement. 2h32 pour tout les deux, 2h32 de de
régalade comme on dit des fois...
bravo à toi Nat, et à nous tous.
amitiés
jld


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